Auditionnée avec le Comité de vigilance en janvier 2025, Rania Kissi demande que les personnes concernées participent au travail sur la protection de l’enfance.
Écouter, puis rendre compte des suites
Inviter une personne à témoigner donne accès à une expérience. La participation demande aussi de savoir ce qui sera fait de cette parole. Sans retour, l’intervenant peut rester dans l’incertitude sur la place réelle de sa contribution.
La Fabrique Publique examine cette différence. Un compte rendu permet de conserver l’échange ; un suivi permettrait de relier les questions aux réponses et aux travaux engagés.
La demande de Rania Kissi apporte un point de départ à cette réflexion, dans le cadre précis d’une audition. Elle ne signifie pas que tous les membres du collectif portent exactement la même analyse.
Pour apprécier un processus participatif, notre rédaction regarderait les possibilités de précision, de contradiction et de retour. La qualité tient autant à l’écoute initiale qu’à la continuité de la relation. Le témoignage peut alors devenir une contribution suivie, plutôt qu’un moment isolé dans un calendrier institutionnel.
Sources et repères
Assemblée nationale — audition du 28 janvier 2025, tome II, pages 694 et suivantes ↗